Foot (D3 ACFF): la Renaissance Mons croit en la remontada

Luigi Nasca a une idée du chemin à suivre.
Luigi Nasca a une idée du chemin à suivre. - E.G.

On s’en souvient, à l’époque, l’interruption de la compétition n’avait pas forcément contrarié la Renaissance Mons, où l’inexpérience de l’effectif et les indisponibilités de Traoré, Kalenji et Cordaro, notamment, avaient découlé sur un début de championnat décevant. La date de reprise étant désormais connue, l’occasion de prendre un tout nouveau départ se présente au groupe de Luigi Nasca. « En tant qu’entraîneur, je suis ravi que nous ayons enfin une échéance à laquelle nous raccrocher », commente le coach montois. « Le temps devenait long et cela fut très compliqué de maintenir en haleine tout le monde, alors qu’une saison blanche semblait de plus en plus inévitable. Nous pouvons enfin nous projeter, avec une « carotte » en ligne de mire, et même entamer un compte à rebours avant la reprise, ce qui ramène beaucoup d’enthousiasme ».

« Bientôt un tout nouveau programme à suivre »

Depuis la mi-novembre, les Montois sont « libres » et n’ont plus de compte à rendre à leur staff. « Mon dernier programme remonte au 17 novembre », poursuit le T1. « Ensuite, j’ai arrêté. Moralement, cette période a dû être affreuse pour eux : comment trouver la motivation, après une journée d’école ou de travail, pour aller courir seul, dans le noir ? En temps normal, prendre son sac et se rendre au foot font partie des habitudes, d’une routine, mais ce n’était plus le cas. Après concertation avec la majorité du noyau, j’ai décidé de le laisser tranquille, d’attendre d’y voir plus clair pour relancer les organismes, en douceur. Mes joueurs recevront bientôt un tout nouveau programme à suivre jusqu’au 15 janvier, date à laquelle nous pourrons enfin nous revoir. A priori ».

Face à la décision de l’ACFF, le RAEC Mons reste prudent malgré tout. « Si le coach que je suis est content de reprendre, l’être humain, lui, s’interroge tout de même. Quand je vois que certains établissements scolaires ferment à nouveau leurs portes, temporairement, je me dis que nous ne sommes clairement pas au bout de nos peines. Et puis, je travaille dans une maison de repos et je m’aperçois que le foot et le sport sont bien secondaires face à la tristesse des personnes âgées, esseulées, qui ne peuvent plus voir leurs enfants, leurs petits-enfants… »

« Cette saison bizarre n’a peut-être pas fini de surprendre »

Avec trois points sur douze au compteur, la Renaissance Mons a clairement hypothéqué ses chances de se mêler à la lutte pour le titre. Même si… « Avec un groupe au complet et les arrivées récentes de Kabeya et Dervite, nous devons être ambitieux et jouer le coup à fond. Jusqu’au bout. Oui, il ne nous reste que onze rencontres à disputer, oui nous comptons neuf points de retard sur Tamines, qui n’a encore affronté aucun ténor, mais cette saison bizarre n’a peut-être pas fini de surprendre. En examinant le calendrier, j’ai cru comprendre que nous allions évoluer sept fois au Tondreau, dont une contre le Symphorinois, et quatre fois à l’extérieur. Il se pourrait que nous en tirions un avantage même si nous savons, mieux que quiconque, que nos adversaires sont toujours motivés comme jamais à l’idée de se produire dans un tel stade… »

Plus de joker, plus de droit à l’erreur. « Une demi-saison, c’est encore plus de pression ! La formule permet au moins une reprise de la compétition, mais j’aurais peut-être préféré recommencer de zéro, alors. Certaines formations comptent deux matches, d’autres trois ou quatre et c’est un peu faussé du coup. Pour l’heure, nous songeons surtout à tirer profit des semaines qui viennent pour nous remettre en jambes car la préparation de quatre semaines sera très courte… » Un nouveau départ, bientôt.

M.W.

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