Basket: le Montois Romain Bronchart se relève à nouveau (+vidéos)

Un bel exemple de ténacité et de détermination.
Un bel exemple de ténacité et de détermination. - D.B.

Déjà victime d’une déchirure des ligaments croisés du genou droit alors qu’il évoluait au Centre de formation de l’AWBB, Romain Bronchart a connu la même mésaventure en octobre, au genou gauche cette fois. « Je sais que la rééducation va être longue puisque j’ai déjà connu cela », explique le double mètre carolo. « C’était lors d’un entraînement avec le noyau de D1 de Mons-Hainaut dans lequel je figurais à l’époque. Je suis mal retombé après un contact mais je n’ai pas trop souffert sur le moment. J’ai dû attendre le verdict de l’IRM pour déchanter. J’ai eu un petit mois pour me préparer à l’opération avec les kinés du club. C’est déjà à ce moment-là que j’ai commencé à m’entraîner avec mon coach en R2, Guillaume Lecocq. Mon objectif était de ne pas trop perdre mon basket. Je faisais du dribble, du shoot et de la musculation assis ».

« Je veux continuer à rêver d’un contrat professionnel »

Après trois semaines de kiné, dont deux à la maison vu l’impossibilité de conduire, Romain a pu reprendre l’entraînement avec son coach et ami. « Guillaume savait que je n’allais pas tenir plus longtemps entre quatre murs, et en accord avec le staff de l’équipe première, nous avons été autorisés à venir à la mons.arena pour que je m’entraîne de nouveau, assis dans un premier temps. Dès la semaine dernière, j’ai pu passer au dribble et au shoot debout, ce qui fait un bien fou. C’est encore difficile car les muscles de ma jambe gauche ont littéralement fondu en quelques jours. Si ma motivation est aussi importante, c’est parce que je veux continuer à rêver d’un contrat professionnel. La direction de Mons-Hainaut m’a déjà fait comprendre que je pourrais être à nouveau dans les 12 si je guéris bien. Si le T1 ne change pas, je pourrais reprendre mon ascension, dix mois plus tard, tout en retrouvant ma place au sein de la R2 avec laquelle nous avions pas mal d’objectifs ».

« Ces mésaventures m’ont donné cette force de caractère »

Romain n’a jamais eu beaucoup de chance avec les blessures. « Mes deux déchirures au genou ne sont pas les seules. J’ai également reçu un violent coup de poing dans l’œil lors d’un tournoi international il y a cinq ans. Le nerf optique a été sectionné et j’ai décidé d’opter pour une prothèse complète en mai dernier. Ces mésaventures m’ont donné cette force de caractère qui me permettra peut-être, finalement, de réaliser mon rêve de devenir basketteur pro comme mon frère jumeau Thibaut, deuxième pivot des Spirou. Nous avons d’abord joué au base-ball avant de venir au basket et de faire nos classes de jeunes ensemble. Puis, nous avons fait partie tous les deux du centre de formation et nous voilà aux portes de la D1. Fusionnels, nous aimerions rejouer un jour ensemble ».

David Barbieux

Pas une première pour Guillaume Lecocq

Sous l’œil avisé du coach.
Sous l’œil avisé du coach. - D.B.

Romain Bronchart a pu reprendre l’entraînement deux bonnes semaines déjà après l’opération. « C’était d’abord assis sur une chaise pour ne pas mettre de poids sur son genou », explique Guillaume Lecocq. « Cela ne m’a pas empêché de lui préparer quelques exercices, tant de dribbles que de shoots. Depuis la semaine dernière, nous avons déjà avancé : nous pouvons travailler les mêmes exercices, mais en position debout cette fois, en avançant même de quelques pas. Je travaille en étroite collaboration avec les kinés du club, Olivier Rancillon et Fabian Metillon, qui sont très facilement joignables pour me donner leurs consignes. Ceci dit, j’ai déjà connu plusieurs situations semblables dans le cadre du Centre de Formation de l’AWBB où je travaille. Je ne pousse pas trop Romain, mais je lui mets tout de même un petit peu de pression afin qu’il revienne au plus vite au top de ses sensations ».

Pas avec l’équipe A

C’est généralement avant ou durant les entraînements de la D1 que Guillaume prend Romain en charge. « Les pros sont testés deux fois par semaine, contrairement à Guillaume et moi », fait remarquer le pivot de Mons-Hainaut. « Nous ne nous mélangeons pas au groupe. Ceci dit, dès que j’irai mieux, je reviendrai assister aux matches à domicile ».

D.B.

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