Tennis: Laurent Carlier est devenu le grand reporter du TC Dour

Même sur le terrain, Laurent Carlier garde son légendaire sourire.
Même sur le terrain, Laurent Carlier garde son légendaire sourire. - D.R.

À cause d’une grave blessure, Laurent Carlier a dû mettre de côté sa grande passion pour le football dès l’âge de 28 ans. Il s’est alors dirigé vers un sport sans contact et a choisi le tennis. L’habitant de Wasmuël, grand fan d’Anderlecht, est désormais fada de la petite balle jaune. Après être passé par le TC Hornutois et les Cheminots de Saint-Ghislain, il est aujourd’hui très impliqué au TC Dour, que ce soit sur ou en dehors du court. En quelques années, il est devenu le véritable couteau suisse du club dans lequel sont très actifs ses deux neveux Gauthier et Robin. Le Quaregnonnais multiplie les rôles au sein du matricule dourois. Tout ça bénévolement, et toujours avec sa bonne humeur communicative. Il nettoie régulièrement le club-house et les vestiaires. Il s’occupe également des poubelles.

« Ma femme vient même parfois m’aider », raconte le tennisman, aujourd’hui âgé de 63 ans. « Je gère aussi l’entretien des terrains. Mais cette année, c’est plus simple. Comme il est interdit de jouer en salle en raison de la crise sanitaire, nous avons laissé les terrains extérieurs accessibles. Les membres peuvent toujours venir y jouer quand la météo le permet. C’est sympa. Ça permet de continuer à pratiquer sa passion, même en cette période très compliquée. »

« Comme un petit article »

Au fil des années et des belles prestations des joueurs dourois dans les tournois de la région, Laurent Carlier s’est également transformé en reporter. Tous les lundis, il publie un petit texte sur le groupe Facebook du TC Dour. Il y détaille les bons résultats obtenus par les membres du club. « Ça m’arrive même parfois d’aller sur place regarder les matches et prendre une photo. Et le lundi, je publie à chaque fois mon commentaire pour féliciter nos affiliés. C’est comme un petit article. Je fais un peu mon journaliste. Les membres du groupe réagissent ensuite. C’est sympa. Le groupe compte de plus en plus de membres. Il y a donc de plus en plus d’interactions. » Le Quaregnonnais n’a cependant plus écrit de compte-rendu depuis plusieurs mois en raison de la suspension des compétitions.

Laurent Carlier ne s’arrête pas là. Il est aussi au four au moulin lors des interclubs et des tournois organisés au TC Dour. « Je suis désormais pensionné. Je peux donc accueillir les joueurs, même si c’est tôt le matin. Et le samedi, je suis souvent là pour lancer les rencontres interclubs des jeunes. C’est chouette. Ce rôle me permet de faire pas mal de rencontres. »

« Parfois entraîneur-joueur »

Ses week-ends sont en tout cas bien remplis car le sexagénaire possède aussi une autre casquette, celle de coach. « J’ai été coach pour l’équipe de D6. J’étais même parfois entraîneur-joueur quand il manquait quelqu’un. Mon rôle était de réaliser la composition de l’équipe avant les matches. J’avais surtout un objectif : faire jouer tous les tennismen. Je n’ai jamais laissé quelqu’un sur le carreau. À notre niveau, il faut faire plaisir à tout le monde. » Le sexagénaire était également de l’aventure lors du premier titre interclubs de l’histoire du club, obtenu en 2017. Il se murmure même que la D3 n’aurait peut-être pas été championne sans ses conseils avisés.

N.E.

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