Mort de Raymond Lochet à Virton: «Il en avait marre que les Flammang ne paient plus»

La partie civile est représentée par Me Brackman
La partie civile est représentée par Me Brackman - Belga images

Ce procès d’assises est complexe à plus d’un titre. Nous avons largement évoqué la vente viagère de la maison de Monsieur Lochet à la famille Flammang. Le mobile présumé de l’assassinat.

Lors de son audition ce lundi, Eric Flammang a reconnu avoir eu du mal à payer les mensualités. Il a également expliqué avoir eu l’impression que les mensualités de la vente viagère qu’il versait bénéficiaient à une autre famille, la « famille de Latour » comme il l’appelle.

Cette famille de Latour, c’est justement celle représentée par la partie civile, Me Brackman.

Deux familles s’opposent

Lors de son audition ce mardi matin, l’épouse d’Eric Flammang est revenue sur la place de cette seconde famille dans l’histoire. Selon la famille Flammang, cette autre famille de Latour aurait profité de la vulnérabilité de Monsieur Lochet et aurait mis le grappin sur le vieil homme et sur son argent. Pour rappel, en novembre 2011, Raymond Lochet avait désigné cette deuxième famille, qui s’occupait presque quotidiennement de lui, comme légataire de l’entièreté de ses biens composant sa succession.

La maman et la fille ont témoigné ce mardi après-midi. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elles n’ont pas la même version des faits.

« Il en avait marre »

« Je connaissais Raymond depuis plus de 30 ans. On s’est perdu de vue quelques années avant de se retrouver en 2009. Après cela il venait tout le temps à la maison parce qu’il s’ennuyait sans sa femme. Je m’occupais de ses papiers, de ses médicaments, je faisais son linge et il venait manger », entame la dame. Au sujet du viager, elle assure qu’elle n’était au courant que du strict minimum. « C’est Raymond qui nous disait qu’il en avait marre. Il nous disait que « l’autre » n’avait pas encore payé. Moi je lui disais que ce n’était pas mes affaires et qu’il valait mieux qu’il aille voir un avocat », a-t-elle expliqué. La fille poursuit : « je connaissais un avocat alors je lui ai conseillé, mais c’est tout. »

Le 28 février, le lendemain des faits, cette dame et sa fille se sont présentées volontairement au poste de police de Virton pour une déposition concernant la disparition de la veille. Elles ne peuvent pas accepter la thèse de l’accident : « l’itinéraire ne correspond pas et puis la sortie de route a eu lieu la veille de la rencontre au tribunal, cela ne peut pas être une coïncidence. »

Notre sélection vidéo
Aussi en PROVINCE DE LUXEMBOURG