La norme de rejet d’eaux usées de l’entreprise 3M sera bientôt renforcée

La norme de rejet d’eaux usées de l’entreprise 3M sera bientôt renforcée
Belga

A l’occasion d’un vaste chantier de réaménagement du ring d’Anvers, on a relevé des taux anormalement élevés de sulfonate de perfluorooctane (PFOS) dans les sols en provenance de l’usine 3M de Zwijndrecht. Dans un rayon allant jusqu’à 15 kilomètres, il a été demandé à la population de ne plus consommer les fruits et légumes du jardin ainsi que les œufs en provenance de son propre élevage de volaille. Ce dossier est au centre d’une commission parlementaire chargée d’établir les responsabilités.

3M est actuellement autorisée à rejeter 30 microgrammes de PFAS (polyfluoroalkylées) par litre dans l’Escaut. Cette norme découle d’un permis environnemental datant de 2008. Depuis lors, il est apparu clairement que cette substance est beaucoup plus nocive qu’on ne le pensait il y a dix ans. Lorsque Lantis a demandé un permis pour rejeter les eaux du chantier de l’Oosterweel, une norme d’à peine 1 microgramme par litre a été imposée.

Depuis lors, 3M a dû introduire une nouvelle demande de permis et la province d’Anvers a décidé que la norme applicable à l’entreprise chimique serait également abaissée à 1 microgramme par litre, mais seulement à partir de juillet de l’année prochaine.

«Toutefois, j’ai été informé que la députation permanente de la province d’Anvers a récemment décidé d’engager une procédure visant à ajuster officiellement les conditions environnementales», a affirmé Mme Demir, devant le parlement flamand.

«La députation a notamment l’intention de renforcer immédiatement la norme de rejet des PFAS à 1 microgramme par litre, et d’imposer à terme une norme plus stricte. La décision concernant le permis est attendue pour la fin du mois d’octobre de cette année», a-t-elle ajouté.

La députée écologiste flamande qui interrogeait la ministre a réagi avec satisfaction à cet ajustement, mais elle a estimé que toutes les normes devraient désormais être alignées sur les connaissances scientifiques les plus récentes le plus rapidement possible. En effet, plusieurs experts ont plaidé au sein de la commission d’enquête pour une tolérance quasi nulle.

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