Georges Gilkinet en visite au centre de formation d’EspaceDrone à Temploux

Le vice-premier ministre s’est essayé au pilotage.
Le vice-premier ministre s’est essayé au pilotage. - BELGA

Le Vice-premier ministre et ministre fédéral de la Mobilité, Georges Gilkinet (Ecolo), s’est rendu lundi au centre de formation d’EspaceDrone, à l’aérodrome de Temploux. Cette visite s’inscrivait dans le cadre de la Semaine de la Mobilité. Elle fut l’occasion pour le ministre de rencontrer l’équipe de la société wallonne et de découvrir le fonctionnement de son centre de formation, qui est le premier en Belgique à être reconnu par la législation européenne.

Ensemble, ils ont également évoqué les avancées qu’offrent les drones dans de nombreux secteurs. Il a notamment été question de l’utilisation des drones en remplacement de l’aviation légère, beaucoup plus polluante.

«Les drones sont aussi fascinants qu’innovants», a déclaré Georges Gilkinet. «Ces petits objets volants très clairement identifiés aujourd’hui nous permettront demain de diminuer l’impact environnemental du secteur aérien. On pourra, en effet, remplacer un petit avion ou un hélicoptère par un drone afin, par exemple, de surveiller des zones forestières ou de contrôler des installations ferroviaires.»

Des pilotes formés

«Avec toutes ces nouvelles applications spécifiques, la formation des pilotes de drones est importante. Et voler n’est pas chose aisée», a-t-il ajouté, après s’être essayé au pilotage lui-même.

Outre les formations nécessaires à l’obtention de la licence européenne, EspaceDrone forme aussi les pilotes aux métiers du drone, que cela soit en matière d’inspection, de sécurité, de photogrammétrie, de thermographie, de vidéo aérienne ou encore de maintenance.

Les responsables de la société basée à Temploux ont profité de la visite du ministre pour lui remettre une lettre dans laquelle ils ont exposé les différentes problématiques auxquelles fait face le secteur, notamment en matière de législation.

«La loi européenne qui est arrivée en janvier est un beau projet pour standardiser au maximum les choses», a expliqué Renaud Fraiture, à la tête d’EspaceDrone. «Par contre, elle va devoir être aménagée pour mieux correspondre aux différents usages.»

«Nous sommes actuellement dans une période de transition et voler légalement est aujourd’hui assez compliqué, notamment en milieu urbain. Dans l’attente d’avancées au niveau européen et de la production de drones répondant au marquage Cx, il faut que nous puissions collaborer davantage avec la Direction générale du Transport aérien (DGTA, ndlr) pour simplifier les choses en Belgique», a-t-il conclu.

BELGA

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