Franc succès pour la consultation citoyenne sur la sécurité routière

Franc succès pour la consultation citoyenne sur la sécurité routière
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La consultation citoyenne organisée de juillet à octobre 2021 dans le cadre des États généraux de la Sécurité routière a rencontré un franc succès, annonce mercredi l’Institut de sécurité routière Vias, l’un des organisateurs de cette consultation avec le Ministre fédéral de la Mobilité, Georges Gilkinet, et le SPF Mobilité et Transports. Les conclusions de cette enquête serviront à formuler de nouvelles recommandations en termes de sécurité routière.

Au total, plus de 5.500 personnes ont participé à cette consultation articulée autour de trois thèmes centraux : la cohabitation sur la route, les comportements à risque, les contrôles et les sanctions, l’accompagnement et la formation. Les résultats préliminaires ont ensuite été pris en compte pour l’organisation de panels citoyens qui ont eu lieu courant du mois de septembre à Anvers, Bruxelles, Gand, Louvain, Namur et Liège Ceux-ci ont rassemblé 100 participants au total.

«Nous sommes agréablement surpris. Les gens qui se sont exprimés lors de la consultation citoyenne ont réfléchi à des mesures concrètes. Ils proposent des solutions positives plutôt que de râler», note Benoît Godart de l’Institut Vias. Des idées originales ont émergé de ce brainstorming. Elles sont désormais entre les mains des experts pour analyse. Vias en pointe cinq.

La progressivité des amendes. «Recevoir une amende parce que, une fois, par inattention, on dépasse la vitesse de 5 km/h, c’est juste frustrant. L’idée serait d’avoir des amendes basées sur la récurrence de l’infraction», a proposé un internaute. En clair, plus on est verbalisé, plus la note est salée. «C’est vrai que les amendes sont plus sévères pour les personnes condamnées plusieurs fois devant un tribunal mais le principe n’est pas appliqué pour les perceptions immédiates», réagit Benoit Godart. Pour lui, l’instauration d’une telle progressivité est techniquement faisable. «Mais il faut rester correct. Le but n’est pas de ruiner les gens ou qu’ils ne paient pas, ce qui serait pire».

Obliger les plus riches à des travaux d’intérêt général. Une amende n’a pas le même impact si l’on gagne 1.800 ou 6.000 euros par mois. Un conducteur disposant d’un revenu élevé se verrait contraint à un travail d’intérêt général. Les autres pourraient choisir entre payer ou consacrer du temps à réparer. «L’idée n’est pas mauvaise. C’est mieux que de lier le montant de l’amende au niveau de revenus car il est souvent difficile à calculer», commente le porte-parole de Vias.

Coupler les carrefours à feux qui sont dangereux avec un radar. Des conducteurs ont tendance à accélérer s’ils sentent que le feu va passer à l’orange. Un radar éviterait de tels excès de vitesse. «Il existe déjà des radars aux feux mais ils ne sont pas généralisés. De plus, leur but est d’éviter de passer au rouge. Dès lors, il suffirait de pointer les carrefours dangereux - à mon avis ils sont principalement sur les nationales - et d’étendre le système à ceux-ci», estime notre interlocuteur.

Indiquer la vitesse 20 km/h sur les panneaux «zones de rencontre». Certains croient à tort que la limite est fixée à 30 km/h dans une telle zone. La mention du 20 km/h clarifierait la situation comme c’est déjà le cas en France. Cela éviterait de multiplier les panneaux comme on le voit dans l’hyper-centre de Mons.

Augmenter la taille de certains panneaux. Il arrive parfois que l’on découvre que l’on était dans une zone 30 au moment où l’on en sort car le marquage au sol n’existe pas et le petit panneau à l’entrée n’était pas très visible. Idem pour les rues cyclables qui sont en plein développement. Un panneau de plus grande taille empêcherait qu’il soit masqué par une camionnette.

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