Ballon d’Or 2021: Robert Lewandowski élu meilleur buteur de l’année

Ballon d’Or 2021: Robert Lewandowski élu meilleur buteur de l’année
AFP

« Je suis comme le bon vin, j’espère devenir encore meilleur ». Robert Lewandowski a décroché lundi le trophée France Football de meilleur buteur de l’année. Faute du Ballon d’Or dont le Polonais rêvait, c’est une consolation pour sa saison record et sa belle régularité.

Si le magazine France Football n’avait pas annulé l’édition 2020 en raison de la pandémie, la star du Bayern Munich aurait probablement remporté le Ballon d’Or, comme il l’a fait avec le trophée « Fifa Best » de meilleur joueur 2020 ou le Soulier d’Or de meilleur marqueur des championnats européens 2020-2021.

Mais le bel accessit obtenu lundi, à défaut du trophée suprême décerné à Lionel Messi, récompense tout de même la trajectoire triomphale de l’avant-centre munichois de 33 ans, devenu une référence à son poste.

« Je suis très honoré par ce trophée, je sais ce que veut dire être là sur le terrain, être un buteur, parvenir à ses fins », a-t-il dit lundi soir lors du gala de remise des trophées à Paris.

Dans la légende

En 2020-2021, le Polonais est définitivement entré dans la légende dorée du ballon rond, en marquant 41 buts en une seule saison de Bundesliga (et 29 matches effectivement joués). Il a effacé des tablettes celui que l’Allemagne considère comme le plus grand canonnier de tous les temps : Gerd Müller, qui avait porté à 40 buts (1971-72) un record que beaucoup pensaient inatteignable.

« Robert est actuellement le meilleur attaquant du monde », estimait Hansi Flick en mai dernier, alors qu’il était encore son entraîneur au Bayern.

Depuis, « Lewy » ne faiblit pas. Il vient de réussir le meilleur début d’exercice de sa carrière, avec déjà 30 buts en 26 matches, toutes compétitions confondues avec le Bayern (25 buts en 20 matches) et la sélection polonaise (5 buts en 6 matches).

En Ligue des champions, il a fait mouche au moins une fois lors de ses neuf dernières sorties. Et au classement historique de la compétition reine, il occupe la troisième place avec 82 buts, loin cependant derrière Cristiano Ronaldo (140 buts) et Lionel Messi (123 buts), qui comptent respectivement cinq et désormais sept Ballons d’or.

« L’âge n’est qu’un chiffre »

Moins précoce que les deux super-stars des années 2010, Lewandowski a beaucoup progressé au Bayern, où il est arrivé en 2014 en provenance de Dortmund. Personnalité discrète et pur attaquant de surface à ses débuts, il s’est mué peu à peu en joueur et en équipier complet.

Coaché par son épouse, une ancienne internationale polonaise de karaté qui gère notamment son alimentation, l’attaquant entretient un physique impressionnant par une hygiène de vie extrêmement rigoureuse.

Quasiment jamais blessé, il joue actuellement le meilleur football de sa vie : « L’âge, ce n’est qu’un chiffre, je me sens très bien, mes indicateurs de forme n’ont jamais été aussi bons, dit-il, je sais qu’avec mon corps, je peux encore jouer des années au plus haut niveau ».

Balle au pied, le joueur découvert à Lech Poznan et passé par Dortmund est moins spectaculaire qu’un Messi ou un Neymar. Son jeu direct, d’une efficacité redoutable, ne s’encombre pas de fioritures techniques ou de dribbles chaloupés. Mais il est au bon endroit, au bon moment, pour placer le geste parfait du buteur.

Ce manque de glamour lui a-t-il porté préjudice lundi ? L’homme a en tout cas souffert par le passé de ne pas toujours être reconnu pour son talent.

En 2016, il avait terminé 16e du Ballon d’Or, remporté par Ronaldo, et avait exprimé sa frustration sur Twitter avec une ligne d’émoticônes « rire aux larmes », avant de traiter le concours de France Football de « cabaret » !

Au moins n’est-il pas reparti bredouille lundi, après le nouveau sacre de Lionel Messi, en attendant de retenter sa chance l’an prochain.

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