Le CD&V pour recoller une société qui se délite

Le CD&V pour recoller une société qui se délite
Belga Image

Joachim Coens a réalisé une analyse peu joyeuse de la situation actuelle. « Tant d’activités qui nous lient sont empêchées, pour la énième fois. Des gens perdent leur filet de secours, se replient sur eux-mêmes, ont moins de compréhension pour les autres. L’envie de défendre la bonne cause s’amenuise. Il n’y a pas qu’une distance physique, elle est aussi mentale. Les gens sont fatigués », estime-t-il.

Mais les bulles sont là pour être éclatées, estime le président de parti. Il faut tout d’abord davantage de raison dans la gestion sanitaire, « pour que l’on puisse enfin reconstruire notre vie sociale ». Joachim Coens n’est pas pour une multiplication des passes et des quarantaines, dit-il. « On ne va pas écarter les enfants de l’école pour un rhume ».

« Avec la vaccination obligatoire, il n’y aura pas d’autre choix que d’être solidaire », appuie encore celui qui est également ingénieur. Il se prononce aussi pour la levée des brevets sur les vaccins, une position qui n’est pourtant pas défendue par la Belgique sur la scène internationale.

Deuxième angle d’attaque : les revenus du citoyen moyen. Il faut un boulot décent pour tous, une garantie de pension décente, et des impôts justes, « également pour les clubs de football et les groupes puissants ».

L’ancien patron du port de Zeebrugge épingle le ministre flamand du Logement, le N-VA Matthias Diependaele : « J’entends des collègues qualifier le logement social de ’win for life’, alors qu’ils boivent du champagne à leur congrès. J’ose leur dire qu’il n’y a aucun gagnant du ’win for life’ dans la liste d’attente interminable pour des logements sociaux. Il en faut davantage ».

Le capitalisme global doit être réajusté, estime le président du CD&V, membre de la Vivaldi. « La croissance ne peut pas se limiter à quelques-uns, le partage doit toucher la société au sens large. Une partie du bénéfice doit toujours aller à la communauté, au quartier, à la culture qui stimule la rencontre ».

Le président des chrétiens démocrates flamands n’en oublie pas la sécurité, pas seulement physique mais aussi par rapport au futur, notamment sur le plan du climat et de l’énergie. « Le renouvelable est la meilleure énergie, mais si la sécurité d’approvisionnement et le prix le nécessitent, nous devons oser choisir un plan B bien étudié », explique-t-il, en référence au débat sur le nucléaire (le « plan B » étant le maintien de deux réacteurs au-delà de 2025).

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